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L’intelligence artificielle au cœur de la relation client

L’intelligence artificielle (IA) se démocratise de plus en plus et représente un atout majeur dans la relation client. Intégrée dans les stratégies marketing, l’IA doit être pensée en complémentarité avec l’humain, au sein de la relation client.

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D’après une étude mondiale réalisée en décembre 2016 par PegaSystems, société américaine spécialisée dans les applications de gestion et logiciels d’interactions, « 44% des personnes interrogées considèrent que l’intelligence artificielle peut améliorer la relation client d’une entreprise » [1]. Même si elle n’apporte pas une réponse à 100%, « elle vient accompagner les tâches des humains » [2] comme le souligne Henri Pidault, directeur de la technologie chez Deloitte Digital.

Que pensent les français de l’intelligence artificielle ?

Aujourd’hui, l’état français tend à développer des technologies qui favoriseront une meilleure relation client. Pour François Hollande : « les nations qui maîtriseront l’IA seront les puissances de demain » [3], d’où cette volonté de placer la France au cœur de la compétition internationale avec l’élaboration du projet #France IA, dont l’un des axes repose sur la mise en place d’un assistant conversationnel du nom de MarIAnne à destination des services publics.

A lire aussi : De la French Tech à la French Touch : empreinte digitale et culturelle

L’enquête de PegaSystems révèle que « près de 85 % des Français interagissent avec des systèmes d’intelligence artificielle », et pourtant les deux-tiers l’ignorent ! L’IA est élaborée de manière à engager une conversation naturelle et personnalisée avec les utilisateurs, c’est pourquoi cela peut parfois prêter à confusion quant à l’identité de l’interlocuteur : alors plutôt chatbot ou humain ?

Toujours selon cette même étude : « 88 % des Français souhaitent être avertis si ils dialoguent avec un assistant virtuel – et 79 % des interrogés préfèrent un contact humain ». Ces chiffres illustrent bien le fait que malgré la qualité des conversations, l’IA ne peut en aucun cas remplacer le contact humain dans la relation client.

A lire aussi : Qu’est-ce qu’un bot et à quoi cela peut-il servir ? Est-ce l’avenir du web ?

Des technologies intelligentes pour améliorer les services et les produits

A l’occasion de l’évènement « Modern Business Experience » du 29 mars 2017, organisé par Oracle, Stéphanie Arnette d’Accenture explique que « d’ici 2020, les humains auront davantage de conversation avec les bots qu’avec les autres humains » [4]. Une question subsiste tout de même, à savoir si d’ici-là les agents conversationnels auront ou non la capacité de répondre à des questions plus poussées.

Lors d’une interview, la fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression, Jeanne Bordeau indique que de nombreuses avancées sont effectuées en « psychologie cognitive pour classer les sentiments et capter le sensible et l’irrationnel par une intelligence artificielle » [5]. D’après Marjolaine Grondin, co-fondatrice et CEO de Jam, « il est illusoire de croire que la machine comprend tout sur tout. » [5], c’est donc à cet instant précis qu’intervient la relation humaine.

A lire aussi : SMO : L’avenir du web social tourné vers la conversation

Pour proposer aux clients des offres correspondant au mieux à leurs besoins, BNP Paribas Cardif utilise le machine learning pour récupérer des données à la fois sémantiques et biométriques, et le deep learning pour obtenir un accès rapide et précis à l’information. Comme le résume le DGA de Cardif, Stanislas Chevalet : « au final, l’intelligence artificielle permet de libérer du temps pour être plus proches des clients » [6].

L’IA possède également un certain potentiel dans le domaine de la créativité. Et pour preuve, en juillet 2016, dans le secteur brassicole, la start-up britannique IntelligentX a conçu une IA pour élaborer des bières idéales en fonction des goûts des consommateurs [7].

Garantir une relation client optimale participe à la fidélisation client, d’où la nécessité de trouver des solutions adéquates pour répondre aux attentes de votre clientèle. L’équipe Pix Associates se met à votre disposition pour élaborer une stratégie efficace et innovante. Contactez-nous pour nous faire part de votre projet.

Sources : [1] Relationclientmag.fr ; [2] Lemondeinformatique.fr ; [3] Boursorama.com ;
[4] Relationclientmag.fr ; [5] Ecoreseau.fr ; [6] Lesechos.fr ; [7] fr.Sputniknews.com ;

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Pix ouvre ses portes le 28 mars 2017

L’Association des Agences-Conseils en Communication (AACC) organise le mardi 28 mars 2017 la 7ème édition de la journée Agences Ouvertes, afin de promouvoir et valoriser les métiers de la communication auprès du grand public.

#jao2017

Pour cette occasion, l’agence Pix Associates ouvrira ses portes aux étudiants, annonceurs, institutions, bloggeurs, médias… Un moment privilégié pour plonger dans l’atmosphère créative et rencontrer nos équipes d’experts.

2017 est une année placée sous le signe du rôle citoyen des agences. Le chiffre 7 symbolise la création sous toutes ces facettes. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de vous proposer tout au long de la journée des moments créatifs et engagés :

Au programme :

14h-14h30 : Inscription VIP pour la prochaine édition de la conférence #CreativityRocks2017 qui aura lieu en septembre prochain > Découvrez la 1ère édition de la conférence #CreativityRocks

14h30-15h30 : Happening et immersion. Testez des casques VR et découvrez des vidéos à 360°.

15h30-16h00 : Projection des projets de l’agence en vidéo et projets print, consultation de la bibliothèque des livres blancs sur les différents domaines d’expertise

16h00-18h : Jobdating, vous cherchez un stage de 3 mois minimum dans les domaines du graphisme, digital, du marketing ? Venez avec votre passion et motivation, CV et book et inscrivez-vous pour passer un entretien avec un expert de l’agence.

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Helvetica : histoire d’une typo célèbre

La typographie joue un rôle primordial dans la création graphique. Dans l’image d’une marque par la création de son identité et de son logotype, pour donner du caractère à un texte ou en permettre la meilleure lisibilité possible, la typographie combine l’esthétisme et le fonctionnel.

Parmi les nombres polices existantes, l’Helvetica fait partie des plus célèbres et des plus utilisées aussi bien par les grandes marques de luxe que par des petits commerces de proximité.

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Histoire

La police Helvetica a été créée en Suisse, en 1957 par Max Miedinger (1910-1980) un graphiste de la fonderie typographique Haas. Inspirée par la police Akzidenz-Grotesk, elle a d’abord été nommée Die Neue Haas Grotesk.
Au début des années 1970, le « parrain de l’Helvetica », Mike Parker, a retravaillé la police pour la rendre compatible avec la machine à composer Linotype. Elle prend alors son nom définitif de Helvetica – qui veut dire suisse en latin – et devient populaire.

Une police linéale

L’Helvetica est une police linéale  (ou « grotesque ») qui se caractérise par l’absence d’empattements. Ces polices, aussi appelées sans sérif, se sont développées au début des années 1920, sous l’influence du Bauhaus. Cette école, devenue courant artistique, mêle de nombreuses disciplines notamment le design et l’architecture et privilégie le fonctionnalisme plutôt que l’esthétisme. Les polices linéales sont issues de la tradition des affiches et enseignes.

Neutralité et lisibilité

Max Miedinger a créé l’Helvetica dans un esprit de neutralité. Ainsi, dans la tradition du Bauhaus, le but est de faire ressortir le contenu et non le caractère en lui-même, la typographie ne doit pas influencer le sens du texte. C’est d’ailleurs une des polices les plus lisibles du monde qui est utilisée notamment, pour la petite anecdote, dans les cabinets d’ophtalmologie.

Un véritable mythe

Cette police de caractères connaît toujours un véritable succès. Depuis le début des années 1970, avec l’essor de la communication et de la publicité, de nombreuses entreprises (Panasonic, American Airlines, Lufthansa, Toyota, American Apparel, Samsung et bien d’autres) l’ont incorporée à leur charte graphique, leur logo ou leurs affiches. Sa simplicité et sa lisibilité en font également une police privilégiée pour la signalisation. Ainsi le métro new-yorkais adopte l’Helvetica comme police officielle en 1989 et l’utilise maintenant pour toute sa signalétique.

Sa présence constante dans notre quotidien et sa popularité sont telles que le designer Michael Vanderbyl dira « au début des années 70, Helvetica n’était pas une police de caractères mais un mode de vie » et qu’à la même époque, elle fut critiquée par les mouvements de contre-culture qui s’érigeaient contre l’uniformise et le consumérisme de la société.

Elle inspire également de nombreux artistes pour leurs pochettes de disque (Massive Attack, Red Hot Chill Peppers, Frank Sinatra, The Beatles…).

La rivalité Helvetica – Arial

Microsoft choisira l’Helvetica pour son logo en 1987. Mais c’est l’Arial, créée en 1982 par Monotype, qui sera choisie comme police par défaut sur les applications Windows par volonté de réduction des coûts, les droits d’auteur de l’Helvetica étant trop importants pour la compagnie américaine.

Les graphistes savent distinguer les deux polices au premier coup d’œil : même si la largeur des caractères est identique, les lettres de l’Helvetica sont coupées à l’horizontale ou la verticale, alors que celles d’Arial sont biseautées entre autres différences.

Un petit test en ligne permet même de tester ses connaissances en la matière.

Helvetica et les medias

Malgré l’omniprésence de l’Arial au niveau informatique, c’est bien l’Helvetica qui fait figure de star, un livre lui est même consacré en 2002 Helvetica: Homage to a Typeface, jouissant d’un succès inattendu avec plus de quinze mille exemplaires vendus.
En 2007, étaient fêtés les 50 ans de la police créée par Max Miedinger. A cette occasion, un film documentaire a été réalisé par Gary Hutswit abordant l’influence de l’Helvetica sur la typographie, le design graphique et la culture visuelle.

Le succès de l’Helvetica démontre l’importance de la typographie dans notre société actuelle. Des webséries (Sacrés caractères) et des jeux vidéo (Type:Rider) y sont même consacrés.

Si vous souhaitez bénéficier de l’expertise typographique de Pix Associates pour la création de votre identité visuelle et de votre logo ou pour vos supports d’édition, n’hésitez pas à contacter notre équipe.

Sources : [1] graphemes.com ; [2] paris.blog.lemonde.fr ; [3] webdesignerdepot.com ; [4] webdesignerdepot.com ; [5] artofteasing.fr

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De la French Tech à la French Touch : empreinte digitale et culturelle

Suite à la French Touch Conference de juin 2015, Axelle Lemaire et Emmanuel Macron ont décerné le label de « Métropole French Tech » à la Côte d’Azur [1]. Le département des Alpes-Maritimes est ainsi reconnu comme un territoire innovant en termes d’entreprenariat. Depuis plus de 40 ans déjà, « la Côte d’Azur a pris le tournant du numérique » [2], et ceci depuis la création de la technopole Sophia Antipolis en 1969, perçue comme la Silicon Valley européenne.

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Axée autour des réussites digitales françaises représentatives de la « French Touch », la 3ème édition de l’Azur Digital Day, qui s’est déroulée le 3 février à l’Allianz Riviera, a mis en lumière la façon dont les start-ups s’emparent du numérique, dans un esprit d’innovation et de créativité. Chaque intervenant s’est exprimé sur le rôle et le pouvoir du digital dans notre société, aujourd’hui. Pour étendre la visibilité d’une entreprise à l’international, il est essentiel d’activer les bons leviers stratégiques. D’où la nécessité de se pencher un peu plus sur la notion de « French Touch », cousine de la « French Tech ».

La France, un pays créatif ?

Vers une digitalisation des services façon French Touch

Avec le lancement de la Digital Academy, la Caisse d’Epargne Côte d’Azur a proposé un challenge aux étudiants : imaginer la banque de demain à travers des services innovants fondés sur les dernières technologies, tels que la NFC ou le Touch ID d’Apple. La problématique de ce concours repose sur la volonté d’améliorer l’expérience client, en conciliant « le meilleur du monde digital et le meilleur de l’humain » [3]. A l’occasion de l’Azur Digital Day, le 1er prix a été décerné à l’équipe de la « Caisse d’Epargne Family » qui a proposé une nouvelle application de gestion de l’argent de poche, destinée aux jeunes ayant entre 12 et 17 ans et contrôlée par les parents.

La France à la recherche d’une visibilité « tendance » à l’international

Les intervenants de la table ronde portant sur l’e-tourisme se sont accordés sur le fait que la France n’a pas de problème de créativité. Cependant, les start-ups françaises manquent d’un certain élan. Afin de les impulser, il est nécessaire de repenser les objectifs fixés tout en se penchant sur les bons leviers à stimuler. En vue de rendre la France plus « tendance », d’après Michel Durrieu, directeur du Tourisme au ministère des affaires étrangères, il convient de profiter de son attractivité c’est-à-dire de son « flux réel et pas seulement de son flux virtuel pour montrer notre technologie. »

D’après Cécile Delettre, fondatrice de l’International au Féminin, il vaut mieux « songer à cette volonté de construire une Europe plus Tech, avant de viser la Silicon Valley ». Partir à la conquête du monde peut aux premiers abords sembler un peu ambitieux, et pourtant, certaines réussites françaises démontrent que le digital a cette capacité de faire briller les entreprises françaises à l’international.

Les réussites digitales de la French Touch

La French Touch, alliance entre artisanal et digital

Née sur Instagram, l’entreprise Le chocolat des Français a cette particularité d’avoir gagné en popularité sur les réseaux sociaux avant même de vendre ses premiers chocolats. La start-up agile est basée sur un modèle artisanal, qui, en s’alliant au digital, a pu exporter son marché à l’international. « Nous souhaitons créer une marque forte avec une résonance internationale. Le chocolat des Français souhaite devenir un acteur majeur du monde de la gourmandise. » [4], comme le précise Matthieu Escande, cofondateur. Le produit de la start-up se démarque par ses caractéristiques : un chocolat aussi beau que bon ! Le chocolat des Français possède une identité propre Made in France avec une dimension créative lui permettant de conquérir le monde.

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Le chocolat est composé d’ingrédients régionaux d’Ile-de-France. Les packagings colorés jouent sur les codes de la culture française, avec par exemple une illustration de la Tour Eiffel. Chaque packaging est unique puisqu’il est conçu par un artiste différent.

La French Tech sociale ou la démocratisation du numérique

Pour Frédéric Bardeau, président de la start-up Simplon : « le numérique doit devenir une arme de citoyenneté » [5]. Il est convaincu que le numérique possède un pouvoir d’inclusion et donc de transformation fort dans notre société. Sa start-up sociale propose des formations intensives de « coding » en vue de démocratiser le numérique. Toujours selon Frédéric Bardeau : « l’innovation vient de la diversité, de la mixité », d’où son ambition d’étendre la French Tech à la  French Tech sociale.

Dans ce même esprit d’innovation, Chiara Condi, présidente de LED By Her précise que le digital doit être utilisé pour diffuser le message de sa micro-action. LED By Her est actuellement le seul programme de réinsertion pour les femmes victimes de violence conjugales en France. « L’innovation doit être au service d’un problème social, des causes importantes de la société » pour Chiara Condi.

Comme l’a souligné Patrick Amiel, cofondateur de MyBestPro : « Une folie créative est importante pour faire vivre son idée. ». Dans cette démarche, Pix Associates organise chaque année l’évènement « Creativity Rocks », inscrivez-vous dès maintenant : www.creativity-rocks.com

Sources : [1] Cannes.com ; [2] Lafrenchtech.com ; [3] Agorize.com ; [4] Maddyness.com ; [5] Socialter.fr

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Rendez-vous avec la jeune photographie contemporaine au festival Circulations

C’est à nouveau au 104 que la jeune photographie européenne s’expose pour la septième édition du Festival Circulations. Ce festival est collaboratif, les 47 photographes exposés cette année ont d’une part été sélectionnés après un appel à candidature à travers tout le continent. Deux structures invitées viennent compléter le programme, la galerie Temnikova & Kasela de Tallinn et L’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Et pour que cela prenne forme l’équipe de Circulation a donné carte blanche à Hercules Papaioannou, directeur du musée de la photographie de Thessalonique.

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Le festival Circulation est un tremplin pour les jeunes artistes sélectionnés qui présentent leurs travaux et sont exposés plus d’un mois à Paris. Le public découvre la création contemporaine dans une ambiance détendue au 104, mais également hors les murs dans des lieux parisiens qui soutiennent la jeune photographie et au centre photographique de Clermont-Ferrand où 5 artistes supplémentaires sont exposés.

Pix Associates s’y est rendu lors du vernissage public le 21 janvier dernier, retour sur nos coups de cœur.

Amaral & Barthes avec leur série ‘S’il vous plaît… Dessine moi un œuf !’

Les deux photographes Français revisitent l’histoire de l’art avec humour en parodiant de manière systématique avec un oeuf des artistes qui ont marqué leur temps.

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Alan Knox avec sa série ‘Universal sympathy’

A la mort de son grand père Alan Knox disperse les cendres sur du papier photographique. Au tirage ce sont des images d’univers, de trou noir, de voie lactée qui apparaissent. Les cendres renvoient au big bang et connectent les morts à l’origine de la vie.

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Aida Silvestri et sa série ‘Even this will pass’

Sur des portraits floutés Aida Silvestri retrace le parcours de réfugiés érythéens au Royaume Unis. Par là, la photographe dénonce la traite des personnes et met en lumière les multiples expériences et difficultés rencontrées.

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Sanne De Wilde et sa série ‘The island of the colorblind’

Sur l’île de Pingelap, les habitants sont tous daltoniens et voient principalement la couleur rouge. L’artiste a à la fois converti des photos en ‘infrarouge’ pour voir de la même manière que ces habitants, et demandé aux daltoniens de peindre des photos initialement en noir & blanc telles qu’ils imaginent le monde en couleur.

The Island of the Colorblind

Ludovica Bastianini et sa série ‘In your place’

Partant du constat que chaque année 13,5 millions de mineures sont mariées de force à des hommes plus âgés, Ludovica Bastianini a récupéré des photos de jeunes mannequins dans des magazines et les a habillées de dentelles appartenant à sa mère. Réflexion sur les sentiments d’une mère habillant sa fille pour cette cérémonie.

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Retrouvez le festival Circulations du 21 janvier au 5 mars au CENTQUATRE-PARIS, 5 rue curial 75019 Paris

Crédit photo : Festival Circulations

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#CreativityRocks, une conférence sur la démarche créative

Vendredi 14 octobre, s’est déroulée la conférence collaborative #CreativityRocks à Monaco, axée sur le thème de la créativité, organisée par Pix Associates. Pour animer et rythmer la conférence, le rôle du chef d’orchestre a été attribué à Gregory Casper, Creative Director de Merlin Agency.

Les intervenants ayant participé à l’évènement ont chacun exposé leur définition de la créativité. C’est à partir de cas concrets liés à leur expertise professionnelle que Christian Marques (Push Interactive), Benoît Lamy (Scoop.it), Pierre-Laurent Salin de l’Etoile (Module D) et Etienne Mineur (Editions Volumiques) ont illustré leurs propos. Pour découvrir les profils des intervenants, référez-vous à notre article Conférence collaborative Creativity Rocks.

Afin de vous faire revivre l’évènement, nous vous proposons un récapitulatif des points principaux abordés lors de la conférence.

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Que signifie être créatif ?

Selon Gregogy Casper : « être créatif, c’est imaginer autre chose que la seule utilité première des choses ». La richesse de la créativité naît du pouvoir et de la liberté de l’imagination qui présente une part de magie et de mystère. Cet ensemble d’éléments suscite ainsi une certaine fascination au regard de la créativité, qui se veut incommensurable. Les idées créatives peuvent apparaître sous forme d’accidents, il s’agit du principe même de sérendipité.

« La créativité, c’est aussi résoudre un problème. S’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de créativité » comme le souligne Gregory Casper. La créativité surgit donc d’une résolution à un problème. Reprenons l’exemple énoncé lors de la conférence : « avez-vous déjà été enfermés dans des toilettes qui n’étaient pas les vôtres ? ». Dans ce cas de figure, notre esprit créatif peut se manifester pour tenter de nous sortir de la situation : « ne pourrais-je pas utiliser la bande dessinée à ma disposition pour ouvrir le loquet de la porte ? ».

Une définition de la créativité

La notion de créativité répand la popularité et évolue dans le sens d’une massification. En d’autres termes, la créativité est accessible à tous. « Les créatifs ne sont pas des artistes, mais tous les artistes sont des créatifs ». Pour faire émerger la créativité, il faut la provoquer.

La créativité selon Christian Marques

La société Push Interactive jongle entre univers créatif et univers technique. Son co-fondateur, Christian Marques dirige un collectif de personnes multidisciplinaires qui œuvre à la post-production d’effets visuels, d’animation 3D et de réalité virtuelle.

La conception de la créativité de cet ingénieur se superpose à celle du philosophe et poète allemand Friedrich Nietzsche : « il faut avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse » [« Ainsi parlait Zarathoustra » (Prologue, paragraphe 5, 1883-1885)]. Ainsi, l’acte de création d’un objet nécessite d’organiser le chaos autour de soi, autrement dit de résoudre un problème.

La source d’inspiration de Christian Marques réside à la fois dans les émotions et l’imagination. Pour ce grand rêveur, il existe un lien étroit entre la fiction et la créativité ; tandis qu’une distance subsiste entre créativité et technologie. Même si la nature et les formes de l’univers constituent pour lui une grande source d’inspiration, paradoxalement celles-ci s’imposent comme une limite à la créativité.

La créativité selon Benoît Lamy

D’après le responsable business de Scoop.it, Benoît Lamy : « la créativité, c’est avant tout de l’innovation. Il s’agit d’une forme de créativité personnelle. L’innovation est une démarche forte d’expertise, un système qui va amener de l’optimisation, de la valeur ». Ce qu’il faut retenir du processus de créativité, c’est l’aventure. En effet, l’innovation passe par un parcours complexe d’un point A vers un point B.

Pour Benoît Lamy, l’innovation doit être entourée d’une stratégie de distribution et posséder une composante interne et une composante externe. On parle alors de stratégie Go-to-Market. Pour promouvoir un produit, ce professionnel préconise le storytelling – le fait de raconter une histoire –pour expliquer aux clients comment le produit va être développé dans le but de les rassurer et de générer des envies nouvelles. Il s’agit là d’une démarche forte de la création de contenus qui s’applique bien au BtoB. « La réalité augmentée et la réalité virtuelle sont une belle preuve de nouveaux contenus », d’après Benoît Lamy.

Une table ronde autour du nouveau produit créatif

La contrainte, un moteur à la créativité

La créativité ne se réduit pas à la matérialité d’après Pierre-Laurent Salin de l’Etoile. Le processus créateur part d’abord d’une problématique, puis une étape d’idéation s’ensuit. C’est le brief qui donne l’impulsion à la créativité et la volonté de résoudre un problème. Pour être créatif, il faut être stimulé car « c’est par la contrainte que la créativité vient ».

Le directeur des Editions Volumiques, Etienne Mineur rejoint aussi cette idée. Qui dit créativité, dit innovation. Pour être créatif, il faut donc se jouer des contraintes car ce sont elles qui vont favoriser l’innovation. Toujours d’après ce professionnel : « l’innovation c’est la socialisation d’une invention ».

Cela signifie qu’une invention est créatrice de lien social. C’est de cette socialisation que l’innovation naît. En effet, parler d’une idée créative permet de l’enrichir. La créativité peut alors être définie comme une action collective, un esprit de réflexion collaboratif que Pierre-Laurent Salin de l’Etoile cherche à rendre accessible à tous.

L’innovation part de l’invention : de la roue, est né le vélo.

De l’idée à la réalisation, un processus de créativité

La créativité est autant importante que la production. D’après Etienne Mineur : « les idées viennent en dessinant sur le papier, puis quand on essaie de les rationnaliser, celles-ci passent à l’écran ».

Pour stimuler de nouvelles idées, il faut manipuler les objets et créer des prototypes. Afin de savoir si l’objet convient à la cible, celui-ci est testé. Ensuite, s’il lui convient, le projet est mené à terme. Un travail de création est donc réalisé en amont d’un travail d’adaptation du produit.

Selon Pierre-Laurent Salin de l’Etoile, la créativité nouvelle se caractérise par le prototypage, c’est-à-dire la connexion entre l’objet et le logiciel. C’est l’objet connecté qui offre une expérience utilisateur augmentée.

Pour basculer d’une idée à sa réalisation, Christian Marques explique que cette étape s’opère de façon dynamique et naturelle. Néanmoins, celle-ci nécessite d’une méthode de travail, notamment un meeting entre les équipes pour engager la discussion et permettre à tous d’apporter des solutions.

La créativité en résumé

Pour éveiller la créativité, il faut recréer une limite, une contrainte. D’après Gregory Casper, le grand ennemi de la créativité n’est autre que le temps. Plus on a de temps à notre disposition, moins on pense à la première idée de départ. Pour être bien exploitée, la créativité a besoin de temps. Cependant, elle peut être provoquée par plusieurs éléments : le mimétisme, la sérendipité, la curiosité commune ou encore l’échange, etc.

Pour revivre la conférence en images, vous pouvez consulter notre article Creativity Rocks.

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Galerie photos Creativity Rocks

« Albert Einstein disait « nous sommes tous nés créatifs », « la créativité c’est l’intelligence qui s’amuse ».
Alors pourquoi est-il si difficile de se connecter à ses ressources internes de créativité ? « Tous les enfants sont des artistes. Le problème c’est de rester artiste une fois adulte », répondrait Picasso…
Se reconnecter à son potentiel créatif, apprendre à le nourrir et à le développer afin d’en exprimer le meilleur potentiel est tout à fait possible. La 1ère édition de la conférence #CreativityRocks a été pensée pour vous accompagner en ce sens. En échangeant sur des thématiques liées à l’innovation et les tendances actuelles, vous découvrirez comment vous pouvez faire de la créativité un état d’esprit quotidien, et combien l’innovation et l’échange peuvent être des déclencheurs d’idées nouvelles.
La créativité est une source majeure de sens dans notre vie et dans notre démarche au sein de l’agence Pix associates. »

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Conférence collaborative Creativity Rocks

Conférence collaborative #CreativityRocks

L’événement

Pix Associates organise pour vous une rencontre privilégiée #CreativityRocks le 14 octobre prochain à Monaco.

L’idée

Réalité augmentée, vidéo immersive, curation, co-design, interfaces tactiles, médias 3.0. et moteur de recherche nouvelle génération… Des tendances et des sources vitales d’inspiration qui influenceront de plus en plus fortement votre quotidien.

Les intervenants

Christian Marques

Aujourd’hui Co-Founder / Lead Software Engineer chez Push Interactive, Christian est également ingénieur, musicien amateur, aspirant poète et selon ses propres mots, un rêveur. Actuellement, il est concentré sur le développement web full-stack, les graphiques WebGL, les infographies et des solutions de réalité virtuelle.

Véritable touche à tout, Christian a travaillé pour des sociétés multinationales, créé un groupe indie-folk, a été bénévole pour une ONG et a voyagé par voie terrestre entre la Grèce et le Népal, il a aussi écrit un livre de poésie et co-fondé une start-up technologique.

Benoit Lamy

Aujourd’hui Responsable Business Development Europe de Scoop.it, Benoit Lamy est un ancien consultant et entrepreneur qui a travaillé et vécu en Chine, en Afrique du Sud et à Dubaï. Scoop.it dont il s’occupe depuis 2 ans, est un outil en ligne pratique pour mettre en place et partager une veille d’informations réactive aux mots-clés de son choix.

Connecté à différentes sources d’informations comme Google (blogs, actualités) et Twitter, il permet de partager sur un journal personnel les meilleurs pages web sur des thématiques ciblées et évite ainsi la fragmentation de sa veille d’informations. Un outil de communication également utile en complément d’autres supports d’expression (blogs, sites web) pour faire valoir son expertise dans un domaine particulier.

Pierre-Laurent Salin de l’Etoile

Aujourd’hui Président et Co-Fondateur de Module D, Pierre-Laurent a été étudiant en Design Industriel à l’Université de Montréal. En 2011, il co-fonde Tradmatik – Design & Réalisation, un bureau de design industriel inédit équipé d’un atelier de fabrication semi-industriel qui s’adresse aux professionnels de l’événementiel avec un service de développement et de production de projet sur-mesure en série limitée.

En 2013, à la suite d’une subvention ministérielle qu’il gagne grâce à appel à projet national il lance la première plate-forme azuréenne d’accompagnement à la création numérique (FabAzur et Module D) dont l’objectif est de rendre le prototypage accessible à tous. Passionné par le design, l’artisanat, les nouveaux modèles économiques et l’innovation, Pierre-Laurent accompagne les entreprises dans le développement de leurs projets créatifs.

Etienne Mineur

CEO et Directeur de la Création des Editions Volumiques, Etienne a été directeur artistique dans plusieurs agences de design, il a travaillé avec le Musée du Louvre, le Musée d’Orsay, le Centre Pompidou, ou encore la BNF. Il a donné des cours et des conférences dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur aux USA, en Chine et au Japon.

Il est également co-fondateur de Incandescence, une autre maison d’édition spécialisée dans les thèmes liés aux nouvelles technologies et l’art expérimental. Il est membre de l’AGI depuis Octobre 2000 (Alliance Graphique Internationale). Enfin, il est professeur à l’ENSAD de Paris, et à la H.E.A.D (Haute Ecole d’Art et de Design) à Genève.

Pour suivre et commenter l’événement en direct #CreativityRocks, connectez-vous sur Twitter !

Pix Associates vous invite à découvrir la seconde édition de l’événement #CreativityRocks2017 axée autour du thème « Happiness by design », qui aura lieu le 15 septembre prochain à Nice. L’inscription est gratuite pour les membres VIP, coûte 5€ pour les étudiants et s’élève à 15€ pour tout public. Réservez votre place sans plus attendre !

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Portrait : John Baskerville, à la pointe de la technique et de la typographie

D’une nature perfectionniste, John Baskerville a marqué le XVIIIème siècle avec la création de la famille typographique des Réales : le Baskerville (1752). Cette police d’écriture a été reprise et retravaillée de nombreuses fois à partir du XXème siècle. Devenue intemporelle, cette typographie fait aujourd’hui partie des polices disponibles sur tablette, comme l’iPad, pour lire des ouvrages.

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Qui est John Baskerville ?

John Baskerville (1706-1775) est un graveur d’inscriptions funéraires et un vernisseur de meubles laqués ayant fait fortune. En 1725, il arrive à Birmingham et poursuit sa carrière de professeur d’écriture. Il se passionne alors pour la calligraphie et la typographie. En 1750, il ouvre sa propre imprimerie et ouvre son atelier typographique. Imprimeur et créateur de caractères, John Baskerville maîtrise à la fois les aspects techniques et artistiques de son métier.

En 1758, John Baskerville reçoit une promotion et devient alors imprimeur de l’Université de Cambridge. En 1764, cet éditeur se marie avec Sarah Eaves. La même année, il rencontre Benjamin Franklin et se lie d’amitié avec l’imprimeur et scientifique.

Pointilleux et méticuleux, cet éditeur s’est efforcé à offrir à ses caractères le meilleur support possible. Pour cela, il a notamment contribué à l’amélioration de la texture des encres d’imprimerie et a collaboré avec James Whatman, un fabricant de papier. « Perfectionniste, Baskerville ira jusqu’à faire lustrer au fer à repasser les feuilles de papier avant impression, ce qui donnera à ses éditions un aspect d’absolue perfection, jamais vue jusqu’alors » [1].

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Le style de John Baskerville : une police d’écriture raffinée et élégante

Considéré comme un caractère de transition, le Baskerville est une police inspirée du rococo qui se situe entre le vieux Caslon, le Bodoni et le Garamond, d’un point de vue historique et typographique. En 1752, le typographe John Baskerville conçoit une police d’écriture qu’il baptise en son nom. Celle-ci se présente comme une évolution de la Caslon, une police à empattements, créée par William Caslon au XVIIIème siècle.

Pour plus de lisibilité et de netteté, John Baskerville joue sur le contraste « entre traits fins et gras, crée des sérifs effilés, et utilise des formes plus circulaires et des lettres plus régulières » [2]. La composition géométrique confère à la fois sérieux, dignité et stabilité à la police. Parmi les grands classiques de cette typo, on retrouve le « Q » majuscule et le « g » minuscule. A partir de 1952, la police de caractères Baskerville appartient à la famille typographique des Réales.

Les réinterprétations typographiques du caractère Baskerville

En 1920, le typographe Bruce Rogers a redessiné le caractère Baskerville en le modernisant, une actualisation qui a su intriguer les fonderies de caractères. Et pour preuve : en 1923, la société Monotype a conçu sa propre version du Baskerville à partir d’un exemplaire des Comédies de Terence (1772).

Réinterprété par différents graphistes et fonderies de nombreuses fois, ce caractère est aujourd’hui « disponible auprès de Linotype, Berthold […], Bitstream, Mecanorma, Scangraphic… Les puristes se tourneront sans doute vers la version de Frantisek Storm nommée John Baskerville, basée sur la bible et le Virgile, particulièrement destinée aux textes longs. » [1].

La dessinatrice de caractères américaine Zuzana Licko a également reproduit le Baskerville en lui conférant un côté davantage féminin. Pour renforcer ce dernier aspect, elle a choisi de baptiser sa version du Baskerville du nom de la compagne du typographe, Mrs Eaves.

Sources : [1] Typographisme.net; Universalis.fr; Abc.planete-typographie.com; [2] Londrescalling

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Portrait : Cassandre, le langage poétique de la typographie

A.M. Cassandre est un célèbre affichiste, graphiste et typographe qui a fortement été influencé par les mouvements artistiques du post-cubisme, surréalisme, futurisme et Art Nouveau. Pour Cassandre, les affiches correspondent à « des machines à communiquer », « l’affichiste joue le rôle du télégraphiste, il n’émet pas de messages, il les transmet »[1]. La méthodologie de Cassandre repose sur l’idée selon laquelle une affiche doit être évocatrice d’un point de vue optique, graphique et poétique.

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Qui est Cassandre ?

Sous le pseudonyme de Cassandre, se cache Adolphe Jean-Marie Mouron (1901-1968), à la fois peintre, graphiste, décorateur de théâtre et typographe, cet artiste a réalisé de nombreuses affiches publicitaires, des couvertures de magazine ainsi que des caractères typographiques à la fonderie Derbeny et Peignot.

Ayant grandi en Russie, dans une famille française de négociants, Cassandre s’installe en France en 1915. En 1918, il étudie la peinture à Paris. Puis, en 1922, il produit ses toutes premières affiches publicitaires.  Quelques années plus tard, il travaille avec l’affichiste Charles Loupot. En 1931, tous deux collaborent avec Maurice Moyrand, un agent commercial, pour fonder un studio de création graphique : L’Alliance graphique. Dans ses affiches, Cassandre use – selon ses propres mots – d’une « méthode géométrique et monumentale ».

Les travaux de Cassandre sont appréciés par les américains. De 1936 à 1939, l’affichiste s’installe alors à New-York pour poursuivre son travail. En 1939, il revient sur Paris pour se consacrer à la peinture et au décor de théâtre. En parallèle de ces activités, il poursuit son travail de graphiste en réalisant des créations pour de grandes marques et sociétés : Lucien Lelong, Hermès, Olivetti et Yves-Saint-Laurent, entre autres.

A partir des années 1960, Cassandre se penche davantage sur le graphisme et la peinture, ainsi que sur des recherches typographiques.

Le style de Cassandre : le jeu typographique

Pour le graphiste Cassandre, « le dessin doit être basé sur le texte et non l’inverse »[2]. La typographie joue donc un rôle essentiel dans ses compositions graphiques.

Zoom sur l’œuvre Dubonnet (1932) de Cassandre

L’œuvre de Cassandre pour la marque Dubonnet est composée de trois affiches coordonnées « Dubo », « Dubon », « Dubonnet », à partir desquelles l’affichiste est parvenu à « extraire du nom même de Dubonnet, les qualités constitutives de son efficacité supposée : le beau (Dubo) et le bon (Dubon) sont à la marque (Dubonnet) ce que les constituants d’un produit réputé sont au produit de leur combinaison »[3], d’après le sémiologue Fresnault-Deruelle.

Dans la composition graphique Dubonnet, Cassandre joue avec la couleur et la typographie. Les lettres se remplissent de couleur de façon progressive et synchronisée avec l’action du personnage qui remplit et vide son verre, à la manière d’un automate. Le protagoniste « gagne en couleur au fur et à mesure que le liquide qu’il absorbe répand ses bienfaits : à la lettre, le petit bonhomme se désaltère »[3]. Ces trois affiches confèrent alors à l’ensemble de l’œuvre l’illusion du mouvement, soit celle d’un dessin animé fixe.

Les créations typographiques de Cassandre

Dans son travail, Cassandre utilise principalement des linéales, ce qui révèle son intérêt certain pour la géométrie. Pour l’historien de la lettre René Ponot, avec son caractère le Bifur (1929), « Cassandre introduit le cubisme dans le signe »[4]. Au cours de sa carrière, il a créé différentes typographies, à savoir :

  • le Bifur (1929),
  • l’Acier (1930) fournit « un répondant graphique à la réalité »[4] selon Jérôme Peignot,
  • le Peignot (1937), une fonte qui associe les minuscules et les majuscules dans un seul alphabet,
  • le Graphika 81 (1958) donne l’impression du mouvement,
  • le Cassandre, l’ultime caractère du graphiste jamais publié

Parmi les caractères typographiques de Cassandre, les seuls disponibles en version numérisée sont le Peignot et le Bifur.

Sources : [1] Bnf.fr; Chroniques.bnf.fr; Cndp.fr; [2] Puretrend.com; Planete-typographie.com ; Pixelcreation.fr ; [3] FRESNAULT-DERUELLE Pierre, « Dubonnet par Cassandre ou comment gagner des couleurs », in Communication et langages, n°139, 2004, pp.53-62 ; [4] PEIGNOT Jérôme, « A.M. Cassandre ou l’autobiotypographe », in Communication et langages, Vol.65, N°1, 1985, pp.53-73 ;

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