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Chiffres-clés des usages du mobile en 2016

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Portrait : John Baskerville, à la pointe de la technique et de la typographie

D’une nature perfectionniste, John Baskerville a marqué le XVIIIème siècle avec la création de la famille typographique des Réales : le Baskerville (1752). Cette police d’écriture a été reprise et retravaillée de nombreuses fois à partir du XXème siècle. Devenue intemporelle, cette typographie fait aujourd’hui partie des polices disponibles sur tablette, comme l’iPad, pour lire des ouvrages.

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Qui est John Baskerville ?

John Baskerville (1706-1775) est un graveur d’inscriptions funéraires et un vernisseur de meubles laqués ayant fait fortune. En 1725, il arrive à Birmingham et poursuit sa carrière de professeur d’écriture. Il se passionne alors pour la calligraphie et la typographie. En 1750, il ouvre sa propre imprimerie et ouvre son atelier typographique. Imprimeur et créateur de caractères, John Baskerville maîtrise à la fois les aspects techniques et artistiques de son métier.

En 1758, John Baskerville reçoit une promotion et devient alors imprimeur de l’Université de Cambridge. En 1764, cet éditeur se marie avec Sarah Eaves. La même année, il rencontre Benjamin Franklin et se lie d’amitié avec l’imprimeur et scientifique.

Pointilleux et méticuleux, cet éditeur s’est efforcé à offrir à ses caractères le meilleur support possible. Pour cela, il a notamment contribué à l’amélioration de la texture des encres d’imprimerie et a collaboré avec James Whatman, un fabricant de papier. « Perfectionniste, Baskerville ira jusqu’à faire lustrer au fer à repasser les feuilles de papier avant impression, ce qui donnera à ses éditions un aspect d’absolue perfection, jamais vue jusqu’alors » [1].

Découvrez les travaux du typographe John Baskerville sur Pinterest !

Le style de John Baskerville : une police d’écriture raffinée et élégante

Considéré comme un caractère de transition, le Baskerville est une police inspirée du rococo qui se situe entre le vieux Caslon, le Bodoni et le Garamond, d’un point de vue historique et typographique. En 1752, le typographe John Baskerville conçoit une police d’écriture qu’il baptise en son nom. Celle-ci se présente comme une évolution de la Caslon, une police à empattements, créée par William Caslon au XVIIIème siècle.

Pour plus de lisibilité et de netteté, John Baskerville joue sur le contraste « entre traits fins et gras, crée des sérifs effilés, et utilise des formes plus circulaires et des lettres plus régulières » [2]. La composition géométrique confère à la fois sérieux, dignité et stabilité à la police. Parmi les grands classiques de cette typo, on retrouve le « Q » majuscule et le « g » minuscule. A partir de 1952, la police de caractères Baskerville appartient à la famille typographique des Réales.

Les réinterprétations typographiques du caractère Baskerville

En 1920, le typographe Bruce Rogers a redessiné le caractère Baskerville en le modernisant, une actualisation qui a su intriguer les fonderies de caractères. Et pour preuve : en 1923, la société Monotype a conçu sa propre version du Baskerville à partir d’un exemplaire des Comédies de Terence (1772).

Réinterprété par différents graphistes et fonderies de nombreuses fois, ce caractère est aujourd’hui « disponible auprès de Linotype, Berthold […], Bitstream, Mecanorma, Scangraphic… Les puristes se tourneront sans doute vers la version de Frantisek Storm nommée John Baskerville, basée sur la bible et le Virgile, particulièrement destinée aux textes longs. » [1].

La dessinatrice de caractères américaine Zuzana Licko a également reproduit le Baskerville en lui conférant un côté davantage féminin. Pour renforcer ce dernier aspect, elle a choisi de baptiser sa version du Baskerville du nom de la compagne du typographe, Mrs Eaves.

Sources : [1] Typographisme.net; Universalis.fr; Abc.planete-typographie.com; [2] Londrescalling

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Portrait : Cassandre, le langage poétique de la typographie

A.M. Cassandre est un célèbre affichiste, graphiste et typographe qui a fortement été influencé par les mouvements artistiques du post-cubisme, surréalisme, futurisme et Art Nouveau. Pour Cassandre, les affiches correspondent à « des machines à communiquer », « l’affichiste joue le rôle du télégraphiste, il n’émet pas de messages, il les transmet »[1]. La méthodologie de Cassandre repose sur l’idée selon laquelle une affiche doit être évocatrice d’un point de vue optique, graphique et poétique.

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Qui est Cassandre ?

Sous le pseudonyme de Cassandre, se cache Adolphe Jean-Marie Mouron (1901-1968), à la fois peintre, graphiste, décorateur de théâtre et typographe, cet artiste a réalisé de nombreuses affiches publicitaires, des couvertures de magazine ainsi que des caractères typographiques à la fonderie Derbeny et Peignot.

Ayant grandi en Russie, dans une famille française de négociants, Cassandre s’installe en France en 1915. En 1918, il étudie la peinture à Paris. Puis, en 1922, il produit ses toutes premières affiches publicitaires.  Quelques années plus tard, il travaille avec l’affichiste Charles Loupot. En 1931, tous deux collaborent avec Maurice Moyrand, un agent commercial, pour fonder un studio de création graphique : L’Alliance graphique. Dans ses affiches, Cassandre use – selon ses propres mots – d’une « méthode géométrique et monumentale ».

Les travaux de Cassandre sont appréciés par les américains. De 1936 à 1939, l’affichiste s’installe alors à New-York pour poursuivre son travail. En 1939, il revient sur Paris pour se consacrer à la peinture et au décor de théâtre. En parallèle de ces activités, il poursuit son travail de graphiste en réalisant des créations pour de grandes marques et sociétés : Lucien Lelong, Hermès, Olivetti et Yves-Saint-Laurent, entre autres.

A partir des années 1960, Cassandre se penche davantage sur le graphisme et la peinture, ainsi que sur des recherches typographiques.

Le style de Cassandre : le jeu typographique

Pour le graphiste Cassandre, « le dessin doit être basé sur le texte et non l’inverse »[2]. La typographie joue donc un rôle essentiel dans ses compositions graphiques.

Zoom sur l’œuvre Dubonnet (1932) de Cassandre

L’œuvre de Cassandre pour la marque Dubonnet est composée de trois affiches coordonnées « Dubo », « Dubon », « Dubonnet », à partir desquelles l’affichiste est parvenu à « extraire du nom même de Dubonnet, les qualités constitutives de son efficacité supposée : le beau (Dubo) et le bon (Dubon) sont à la marque (Dubonnet) ce que les constituants d’un produit réputé sont au produit de leur combinaison »[3], d’après le sémiologue Fresnault-Deruelle.

Dans la composition graphique Dubonnet, Cassandre joue avec la couleur et la typographie. Les lettres se remplissent de couleur de façon progressive et synchronisée avec l’action du personnage qui remplit et vide son verre, à la manière d’un automate. Le protagoniste « gagne en couleur au fur et à mesure que le liquide qu’il absorbe répand ses bienfaits : à la lettre, le petit bonhomme se désaltère »[3]. Ces trois affiches confèrent alors à l’ensemble de l’œuvre l’illusion du mouvement, soit celle d’un dessin animé fixe.

Les créations typographiques de Cassandre

Dans son travail, Cassandre utilise principalement des linéales, ce qui révèle son intérêt certain pour la géométrie. Pour l’historien de la lettre René Ponot, avec son caractère le Bifur (1929), « Cassandre introduit le cubisme dans le signe »[4]. Au cours de sa carrière, il a créé différentes typographies, à savoir :

  • le Bifur (1929),
  • l’Acier (1930) fournit « un répondant graphique à la réalité »[4] selon Jérôme Peignot,
  • le Peignot (1937), une fonte qui associe les minuscules et les majuscules dans un seul alphabet,
  • le Graphika 81 (1958) donne l’impression du mouvement,
  • le Cassandre, l’ultime caractère du graphiste jamais publié

Parmi les caractères typographiques de Cassandre, les seuls disponibles en version numérisée sont le Peignot et le Bifur.

Sources : [1] Bnf.fr; Chroniques.bnf.fr; Cndp.fr; [2] Puretrend.com; Planete-typographie.com ; Pixelcreation.fr ; [3] FRESNAULT-DERUELLE Pierre, « Dubonnet par Cassandre ou comment gagner des couleurs », in Communication et langages, n°139, 2004, pp.53-62 ; [4] PEIGNOT Jérôme, « A.M. Cassandre ou l’autobiotypographe », in Communication et langages, Vol.65, N°1, 1985, pp.53-73 ;

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Portrait : Herbert Leupin, le maître de l’affiche publicitaire suisse

Le graphiste suisse Herbert Leupin a conçu de nombreuses affiches, notamment pour la promotion de produits de consommation de grandes marques. Le travail de cet affichiste a été influencé par le mouvement de la nouvelle objectivité qui a émergé dans les années 20, en Allemagne. Ce courant artistique « se caractérise par un réalisme froid qui peut atteindre à une vision “magique” »*. Le style d’Herbert Leupin a fortement évolué au fil de sa carrière. Celui-ci a basculé du réalisme magique vers l’abstraction.

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Qui est Herbert Leupin ?

A la fois affichiste, dessinateur, graphiste et artiste suisse, Herbert Leupin (1916-1999) a réalisé une partie de ses études dans une Ecole Professionnelle de Bâle en 1931, où il a étudié le graphisme. Le graphiste Hermann Eidenbenz reconnaît son talent pour le dessin et lui permet de travailler dans son atelier. Entre 1935 et 1936, il poursuit ses études et suit les cours du célèbre affichiste Paul Colin, en France. Puis, un an plus tard, il devient un graphiste indépendant.

A partir des années 1945, ce graphiste commence alors à utiliser de nouvelles techniques de création, à savoir : la photographie, le collage et la composition typographique. Parmi les grandes marques pour lesquelles il a réalisé des affiches, on note : Ford, Eptinger, Coca-Cola, Bata, Paper Mate, Milka et Pantene, entre autres. C’est d’ailleurs à Herbert Leupin que Milka doit sa célèbre vache violette, qui fait rêver les enfants.

Dans les années 60-70, le style d’Herbert Leupin connaît un tournant puisqu’il entame une activité d’artiste et se penche alors sur l’abstraction.

Le style Herbert Leupin : du réalisme magique au dessin ludique et coloré

Le réalisme magique

Apparu en 1925, le style du réalisme magique constitue un sous-courant de la nouvelle objectivité qui s’appuie sur une transfiguration de la réalité. Parmi les créations d’Herbert Leupin qui appartiennent à ce mouvement, on relève dans ses affiches au style hyperréaliste, des objets du quotidien surdimensionnés, exemple avec cette affiche d’Herbert Leupin.

L’art d’animer la typographie

Pour le célèbre constructeur automobile Ford, le graphiste a joué avec la typographie et la couleur dans son affiche Ford (1954). Dans l’ouvrage Graphic Designer Europe n°2 (1972), l’auteur Loïc Boyer souligne que : « l’expression spécifiquement graphique : “F.O.R.D.” […] devrait sous-entendre un sifflement après chaque lettre pour donner l’impression de la vitesse : F -pst ! 0 -pst ! R -pst ! D -pst ! ; un sifflement prolongé qui fend l’air comme “Ford”) ». Dans cette même affiche, la lecture de la marque peut être réalisée de façon horizontale et en diagonal, à la manière des jeux de mots-croisés.

Zoom sur les affiches publicitaires d’Eptinger

Herbert Leupin a réalisé une série d’affiches publicitaires pour Eptinger, une marque d’eau minérale gazéifiée. Dans ses créations, la couleur dominante correspond au bleu qui évoque l’eau, la fraîcheur ainsi que le rêve. Certains objets ou personnages représentés sont dessinés à partir de petits cercles de couleur blanche ou bleue se référant aux bulles de la boisson gazeuse, ainsi qu’à l’idée de légèreté. Ce dernier aspect est d’autant plus renforcé par l’utilisation de formes simples dans la conception de ses dessins.

Découvrez les travaux d’Herbert Leupin sur Pinterest !

Sources : Indexgrafik.fr ; Larousse.fr ; *Myswitzerland.com ;

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Portrait : Alexander Girard, le caméléon du design

Alexander Girard est un designer reconnu pour ses créations à motifs colorés, influencées par le mouvement pop art qui a émergé au milieu des années 1950. Ses œuvres respirent la gaieté grâce à un travail dédié à la couleur.

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Qui est Alexander Girard ?

Tel un caméléon, Alexander Girard (1907-1993) est un designer américain, d’origine italienne, qui a su adapter son art à travers plusieurs domaines, à savoir : le textile, le graphisme, la typographie, l’architecture d’intérieur et le mobilier. Il a travaillé en 1952 auprès d’Herman Miller (célèbre fabricant de mobilier).

Au cours de sa carrière, Girard s’est vu confier plusieurs design globaux, dont celui de la compagnie aérienne Braniff International Airways, dans les années 60. Ce designer a conçu la typographie de la marque, un jeu de cartes et du mobilier pour les salons de la compagnie.

Parmi ses créations, le typographe a réalisé entre autres : Girard Script, Girard Sansusie et Girard Slab. Son travail typographique est aujourd’hui édité par le studio House Industries, qui a par ailleurs illustré en  vidéo le style de cet artiste.

Passionné par ses voyages, Alexander Girard a collectionné plus de 100 000 objets d’art populaire, dont des étoffes, issus des quatre coins du monde : Mexique, Inde, Egypte… Tous ces objets cosmopolites, qui sont de nos jours exposés au Musée International d’Art Folklorique de Santa Fe, ont été une véritable source d’inspiration pour ce designer.

Le style Alexander Girard : la couleur ou le pigment du design

Les univers ludiques et colorés imaginés par Alexander Girard sont constitués à partir de formes abstraites et géométriques. Les Wooden Dolls, les fameuses poupées décoratives en bois du designer – aussi considérées comme des jouets – évoquent un monde folklorique très vif et expressif, notamment grâce à l’utilisation des couleurs issues du cercle chromatique. Insolites, les œuvres du designer Alexander Girard inspirent une certaine fraîcheur et expressivité joyeuse.

Alexander Girard : du textile à la décoration d’intérieur

De 1920 à 1970, le designer a illuminé de nombreux intérieurs pour des particuliers ou des entreprises, en les revêtant de motifs textiles colorés. Avec Herman Miller, il a ainsi conçu plus de 300 motifs. Parmi ses œuvres maîtresses auxquelles il a apposé sa touche personnelle, on note :

  • La Maison de l’industriel Irwin Miller à Colombus, en Indiana, réalisation menée en collaboration avec l’architecte Eero Saarinen (1953)
  • La Fonda del Sol, un restaurant new-yorkais, pour lequel il a créé une fresque typographique murale (1960)
  • L’Etoile, un restaurant situé à New-York (1966)

Alexander Girard est parvenu à inviter la mode au cœur de la maison, notamment en imaginant des collections saisonnières de ses créations textiles, qui influencent des marques de textiles aujourd’hui comme par exemple Mademoiselle Dimanche.

Sources : Connaissancedesarts.com ; Intramuros.fr ; *Maison.com Milkdecoration.com ; Saintlouis-tourisme.fr ;

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Portrait : Josef Müller-Brockmann, l’harmonie de la composition graphique

Influencé par le mouvement Bauhaus et le constructivisme, Josef Müller-Brockmann est un graphiste suisse qui a participé au développement du style typographique international, appelé aussi style suisse. Ce courant du design graphique est axé sur l’objectivité de l’information et la lisibilité. Il se caractérise par l’asymétrie, l’utilisation de grilles et de polices sans-serif (Akzidene Grotesk, Univers et Helvetica), ainsi que par l’usage de la photographie en noir et blanc pour la création d’affiches.

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Qui est Josef Müller-Brockmann ?

Josef Müller-Brockmann (1914-1996) a étudié le design graphique et l’architecture à l’Ecole des Arts et Métiers de Zurich. C’est en tant qu’illustrateur et designer d’exposition qu’il a débuté sa carrière. En 1950, il réalise sa toute première affiche pour la Tonhalle de Zurich. Sa démarche de création repose principalement sur le photomontage et la photographie en noir et blanc inspirée par le photographe hongrois Moholy-Nagy. En 1958, il devient le co-fondateur de la revue New Graphic Design, qui traite de l’histoire de la typographie moderne. Puis, en 1967, il fonde son agence de publicité Müller-Brockmann & Co. Ce graphiste a travaillé sur plusieurs identités visuelles, notamment pour celles des chemins de fers suisses et la signalétique des gares.

Le style Josef Müller-Brockmann : l’art de la simplicité graphique

Müller-Brockmann a fortement été influencé par le manifeste de Jan Tschichold qui porte sur la typographie asymétrique. Les affiches conçues par Müller-Brockmann jouent sur l’association entre figures géométriques simples (lignes, rectangles, cercles…) et typographie. En 1955, le graphiste a conçu l’affiche Beethoven pour le concert du célèbre compositeur. Pour ce designer, la musique se réfère à l’abstraction. Pour créer du rythme et de l’harmonie, il a joué avec la composition graphique des éléments. Aujourd’hui, Josef Müller-Brockmann inspire encore de jeunes talents, telle que la graphiste américaine Jessica Svendsen.

Découvrez les travaux de Josef Müller-Brockmann sur Pinterest !

Josef Müller-Brockmann : de la conception à l’analyse de l’affiche

La grille de mise en page ou l’art de structurer les textes

Dans Grid Systems in Graphic Design (1968), Josef Müller-Brockmann explique que ses grilles de mises en page permettent de « créer un espace typographique » structuré. Comme il le souligne : « Dans mes créations d’affiches, de publicités, de brochures et d’expositions, la subjectivité est supprimée au profit d’une grille géométrique qui détermine l’arrangement des mots et des images. »*

Conçu comme un système rationnel à partir de colonnes et de lignes, le designer développe dans son ouvrage les règles strictes, voire mathématiques, quant à la composition d’une page. Aujourd’hui, le concept de grille typographique issu du design print connaît une évolution à travers le digital. Cette transposition vers le numérique révèle toute la richesse du travail de ce designer, ainsi que son influence.

Les affiches ou l’art de les décrypter

Dans Histoire de l’affiche (1971), Josef Müller-Brockmann identifie quatre types d’affiches, à savoir :

  • Informative : transmet un message le plus objectif possible
  • Illustrative : représente des situations à partir du dessin, de l’illustration ou de la photographie
  • Constructiviste : est subordonnée autour de l’ordre et de la structure de l’ensemble des éléments
  • Expérimentale : s’inscrit dans un espace culturel et une époque précise en vue d’étonner, de surprendre

Sources : MARCOTTE Ethan, Responsive Web Design (2011), p.14 ; Cnrs.fr ; Etapes.com ; *Nundesign.fr ;

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Portrait : Roger Excoffon, la typographie sans époque ni frontière

Grand typographe du 20ème siècle, Roger Excoffon a marqué le monde du graphisme par des créations de caractère devenues cultes. Sans le savoir, on croise tous régulièrement le chemin d’affiches et d’enseignes réalisées avec l’une des typographies dessinées par Roger Excoffon.

Un succès qui dépasse parfois les frontières. Le Mistral par exemple, s’affiche jusqu’en Outre-Atlantique. Cette même police, fait désormais partie des classiques et se retrouve dans la liste des polices par défaut dans les produits Microsoft Office.

Qui est Roger Excoffon ?

Roger Excoffon (1910-1983) est un typographe et peintre de formation du sud de la France.

En 1945, l’artiste français rejoint la Fonderie Olive à Marseille en tant que conseiller artistique. Il y réalise ses typographies les plus populaires. L’homme participa activement au succès de cette petite fonderie face à leur plus grand concurrent parisien : Deberny et Peignot. En 1956, Roger Excoffon ouvre finallement sa propre agence : Urbi & Orbi (U&O).

Quelles sont les typographies les plus célèbres de Roger Excoffon ?

Roger Excoffon a créé entre 1945 et 1958 pas moins de 8 polices de caractères qui deviendront des best-sellers nationaux mais également internationaux.

Chambord (1945)

Le Chambord fut le premier best-seller de la Fonderie Olive. Le projet était de concurrencer le Peignot de « Deberny et Peignot » dessiné par Cassandre. Défi relevé ! Cette typographie sera utilisée par de nombreux commerçants locaux.

Banco (1951)

Le Banco est une typographie composée uniquement de capitales et de chiffres. Son aspect très gras la rendue très populaire pour la publicité : plus c’est visible, plus c’est efficace. De très nombreuses copies seront déclinées en France et à l’étranger, preuve que le Banco fait figure de modèle dans le milieu de la typographie.

Le Banco servit notamment à l’élaboration de la pochette de l’album « Natty Dread » de Bob Marley en 1974.

Vendôme (1952)

« Par ses caractéristiques, le Vendôme me semble être très français : une sorte d’équivalent typographique des gestes que l’on fait pour accompagner une discussion, de l’ail et son odeur et des autres herbes que l’on met dans la cuisine… » -Gerard Unger (source : « La frontière de la bière & du vin » Lettres françaises, 1998)

Mistral (1953)

Roger Excoffon souhaitait créer une écriture qui représenterait l’homme du 20ème siècle. La création d’une typographie à l’allure manuscrite était un défi presque impossible au regard des moyens d’impression de l’époque : l’effet d’irrégularité et de spontanéité de l’écriture à la main était difficilement reproductible sur des caractères de plomb.

Après un long travail, le Mistral est donc né. Bien que Roger Excoffon ne l’ai jamais avoué, cette police de caractère possède de forte similitude avec l’écriture manuscrite du typographe lui-même.

Choc (1955)

Inspiré à la fois du Mistral et du Banco, le Choc est une typographie reprenant les mouvements de la calligraphie au pinceau. Bien plus grasse, cette police, tout comme le Banco, est destinée à la publicité.

Diane (1956)

Roger Excoffon embrasse une fois de plus le succès avec une écriture calligraphique. D’inspiration anglaise, le Diane fut un nouveau défi technique pour la Fonderie Olive. En effet, les lignes très fines de cette typographie étaient une véritable contrainte pour les imprimeurs de l’époque.

Antique Olive (1956)

L’Antique Olive Nord (Black) est la typographie qui servira à la création du logo d’Air France deux ans plus tard. Sa particularité réside dans l’irrégularité du gras, Roger Excoffon souhaitait mettre en avant les lignes dominantes d’une lettre en jouant sur le gras. La lettre N par exemple, est composée de deux barres verticales 1/10ème fois plus grasse que la barre oblique qui les relie.

Calypso (1958)

Le calypso sera la dernière typographie de Roger Excoffon mais aussi la plus surprenante. Ces lettres d’aspect métallique, semble être formées par une feuille que l’on aurait courbé pour faire apparaitre le caractère. Principalement utilisée pour des tirages, des lettrines et des mots courts, ces caractères tramés et ombrés sont obtenus à l’aérographe.

Quelles sont les autres créations de Roger Excoffon ?

Outre son influence incontestable dans le milieu, Roger Excoffon a également été l’auteur de créations non typographiques. Il dessina le logo d’Air France en 1958 qui demeurera tel quel jusqu’en 2008. Un logo historique qui lui aurait pris 45 minutes de travail, pour 50 années sous les projecteurs.

Il créa aussi de nombreuses affiches pour de grandes marques comme la SNCF, Dunlop et Sandoz et à nouveau Air France. Ainsi que l’emblème et les pictogrammes des jeux olympiques de Grenoble en 1958.

Sources : L’Homme de la griffe et du paraphe ; Musée de l’Imprimerie de Lyon ; Indexgrafik ; Strabic.

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Portrait : Franco Grignani, l’obsession des formes et de l’optique

Tout comme son confrère Rolf Rappaz, Franco Grignani, a marqué le graphisme du 20ème siècle. Après des études d’architecture, l’artiste se découvre une passion pour le graphisme. Il consacrera 20 ans de sa vie (1950 – 1970) à l’étude des dynamiques de l’optique. Ses œuvres, qui n’ont pris aucune ride et affichent encore une modernité éclatante et continuent encore aujourd’hui à influencer les jeunes designers.

Qui est Franco Grignani ?

Né en 1908 en Italie, Franco Grignani est un artiste caméléon : architecte de formation, il est aussi photographe, sculpteur, graphiste et peintre. Véritable passionné, il passa une grande partie de sa vie à la recherche sur les formes et les mouvements. Il gagna la Palme d’Or de la Publicité en 1958 (Palma d’Oro della Publicità) et de nombreux autres récompenses toutes aussi distinctives les unes que les autres. Pas moins de 49 expositions lui seront consacrées à travers le monde.

Le style Franco Grignani : effet de mouvement et illusion d’optique

Franco Grignani est rattaché au mouvement du second futurisme et au constructivisme.  L’artiste se dévoue à l’étude des photomontages et superpositions graphiques en jouant sur la perception, notamment la psychologie de la forme (distorsions etc.).

Quelques-uns de ses travaux les plus populaires

Où retrouver ses œuvres ?

Ses travaux sont notamment conservés :

  • Au MOMA de New York
  • Au Stedelijk Museum à Amsterdam
  • Au Victoria and Albert Museum in South Kensington à Londres
  • Au Museum of Modern Art de Varsovie

Sources : Indexgrafik ; Widewalls ; Giam Typepad.

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Portrait : Rolf Rappaz, du graphiste à l’artiste

Graphiste Suisse du 20ème siècle, Rolf Rappaz est notamment le cofondateur de l’Union Suisse des graphistes (1938) et membre fondateur de l’Association des graphistes créateurs (1951). Très engagé dans la communauté des créatifs de la publicité, il influença toute une génération d’artistes. Ses créations étonnent encore de par leur fraîcheur intacte.

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Qui est Rolf Rappaz ?

Né en 1914, Rolf Rappaz a suivi une formation de dessinateur-graphiste et ouvre son propre atelier à seulement 19 ans. Après avoir été graphiste indépendant de très nombreuses années – et deux ans après avoir participé à la conception du Pavillon du Tourisme à l’Exposition universelle de Bruxelles – ce n’est qu’à 46 ans qu’il rejoignit les beaux-arts. Par la suite, il mit fin à sa carrière de graphiste pour l’art libre.

Le style Rolf Rappaz : géométrie et typographie

La Swiss Graphic Design Foundation qualifie son travail d’ « idées-images figuratives ». L’artiste utilise la permutation de formes géométriques simples, des couleurs primaires et des typographies pour un rendu tantôt abstrait, tantôt figuratif. Son influence est restée dans ce que l’on appelle le style international : un art où prédominent géométrie et typographie.

Retrouvez quelques-uns de ses travaux les plus populaires sur Pinterest :

Les travaux de Rolf Rappaz

Où retrouver ses œuvres ?

En Suisse, au Rappaz Museum à Bâle. Ce musée, fondé en 2008, aurait servi d’atelier à l’artiste par le passé. Le Rappaz Museum possède une exposition permanente de ses travaux mais aussi la réplique exacte de son atelier. L’exposition retrace ses débuts de graphistes jusqu’à sa métamorphose en tant qu’artiste accompli.

Sources : Etapes.com ; Hls-dhs-dss.chSgdh.ch

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Chiffres-clés sur Instagram en 2016

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